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L’OBS – Les coupures reprennent de plus belle dans certaines localités du pays, mais personne ne dit rien. Naguère pourtant, quand les coupures d’électricité devenaient récurrentes, il y avait toujours une voix qui s’élevait pour réclamer la lumière. Il y avait toujours quelqu’un qui s’épanchait dans les médias comme une sentinelle du peuple. Aujourd’hui, l’on semble se complaire dans un silence complice ou bavard, c’est selon. Très prompt ces dernières années à monter sur son Minbar ou chaire, l’Imam Youssoupha Sarr de la mosquée de Guédiawaye est devenu subitement aphone. Ou presque ! «Nous sommes silencieux, parce que nous avons changé de stratégie. 

 

Nous ne pouvons plus nous permettre de râler à tout bout de champ pour dénoncer, alors qu’à chaque fois que nous avons besoin de parler à la direction de la Senelec, les responsables nous prêtent une oreille attentive. A partir de ce moment, nous ne pouvons pas nous permettre d’aller dans les médias, ce ne serait pas loyal. A chaque fois qu’il y a des coupures, nous en parlons au directeur de la Sénélec et il nous écoute. Nous ne pouvons pas aller dans les médias pour répéter cela», justifie Imam Youssoupha Sarr.  Itou chez les associations de consommateurs, où l’on est souvent prompt à convoquer les archives du passé pour dépoussiérer les trophées de guerre et autres faits de gloire. «Par rapport aux coupures de courant, nous avons eu à porter plainte, il y a de cela des années, contre la Senelec et l’autorité de régulation avait infligé une amende de 4 milliards 839 millions de FCfa. Mais le problème fondamental aujourd’hui, c’est que la Senelec est une entreprise qui est en difficulté, elle n’est pas en mesure de faire face à la demande», regrette Momar Ndao de l’Ascosen. Sos Consommateurs de Me Massokhna Kane ne s’inscrit pas dans cette démarche. De l’avis de sa personne morale, ils ont beau se battre pour les populations, mais les Sénégalais aiment la facilité. «Nos compatriotes pensent qu’une poignée de personnes peut régler le problème, alors qu’il faut que tous les citoyens s’impliquent, mais en se gardant de casser les édifices publics.»

 

 

M.T.GAYE

Le débat sur la privatisation de la Senelec refait surface

C’était dans l’émission «Grand Jury» de la Rfm. Serigne Mboup, Président du Conseil d’administration de la Société africaine de raffinage (Sar), plaidait pour une privatisation partielle de la Senelec. «Il faut une privatisation de la production et une restructuration interne de la société. Vous avez une société chargée de la production qui est restée trois mois sans investissements. La privatisation, c’est de donner aux privés cette production», confiait-il. Auparavant, dans la même émission, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye avait, lui aussi, théorisé la privatisation de la Senelec, parce que explique-t-il, «l’Etat n’a pas les moyens de la gérer. La Senelec est une organisation complexe qui doit avoir un type de gestion privée sous le contrôle de l’Etat», arguait-il. Un débat tombé comme une soupe populaire dans les Grand’places, parce que les coupures sont devenues plus fréquentes. Une grille de lecture qui n’agrée pas le directeur de la Senelec. «Toutes les centrales sont devenues privées. La centrale de Sendou, celle Tobene Power qui est à Taïba Ndiaye est privée, Africa Energy est privée etc. Toute la production de la Senelec va être privatisée. Maintenant, le transport dans tous les pays du monde est public, nous ne pouvons pas traiter de verbiage et de discours creux», explique Pape Dieng, Dg de la Senelec. Il faut rappeler que la première privatisation de la Senelec est intervenue à la suite de la concession d’Elio Hydro-Québec signée en 1998 pour 25 ans, un contrat résiliée au bout de 18 mois. La rupture a été consommée avec le consortium, après l’arrivée d’un nouveau régime Politique en mars 2000.

M.T.GAYE

 

source:http://www.gfm.sn/pourquoi-limam-youssoupha-sarr-et-les-organisations-de-consommateurs-ne-ralent-plus/

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