Account
Please wait, authorizing ...
Not a member? Sign up now
×
29
Mer, Jui
0 Nouveaux Articles

DÉPÊCHES
Outils
Vos reglages
  • Plus petit Petit Moyen Grand Plus grand
  • Default Helvetica Segoe Georgia Times

  Dans le but de promouvoir une croissance économique forte, adossée au Plan Sénégal émergent (Pse), le chef de l’Etat, Macky Sall, a invité l’ensemble des Directeurs nationaux à oser changer ce qui ralentit la marche vers le progrès. Il leur a par conséquent demandé de changer leur relation avec le travail, en instaurant la rigueur, l’assiduité et la ponctualité. Le président de la République s’exprimait ainsi, ce samedi 9 avril dernier, à l’occasion du Forum national de l’administration sénégalaise publique, au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad).  

Le président de la République, Macky Sall, a rencontré les hauts dirigeants de l’administration sénégalaise, les 09 et 10 avril dernier au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad). Une occasion saisie par le chef de l’Etat pour décliner sa vision et préciser ses orientations à l’ensemble des directeurs nationaux, chargés de lui présenter un Plan d’actions prioritaires de modernisation de l’administration  et du renouveau du service public, au sortir du forum de 2 jours. Tout d’abord, il leur a fait savoir que «la modernisation de l’administration constitue le quatrième pilier du socle des réformes majeures initiées», après la révision de la Constitution, la réforme foncière et l’Acte III de la décentralisation qui consacre la territorialisation des politiques publiques. Par conséquent, et conformément aux exigences actuelles rendues flagrantes par le film documentaire sur l’administration sénégalaise, présenté au forum, Macky Sall est d’avis qu’il faut conserver «ce qui marche, et améliorons ce qui doit l’être». 

 

 
 
Ainsi, il trouve qu’il urge que «nous osons surtout changer ce qui ralentit  notre marche vers le progrès». Pour ce faire, le président a fait savoir à ses Dg qu’ils doivent dès lors «restaurer, renforcer, et redynamiser les capacités stratégiques et opérationnelles de notre administration». Mieux, il pense qu’il est nécessaire également d’engager la refondation des structures, des procédures et du management des ressources humaines de l’administration. Dans le même ordre d’idées, Macky Sall a indiqué que ce changement exige «un état d’esprit réformateur dans l’exercice des services publics, la déconcentration des responsabilités, la rénovation de vos relations avec les biens publics». 
 
Pour y arriver, il a invité tout d’abord les hauts fonctionnaires à revoir leur «relation au travail», à savoir «à la rigueur, à l’assiduité et à la ponctualité». Ensuite, selon lui, il faut «s’approprier les meilleures pratiques et les outils de la modernité, à savoir l’information adéquate des usagers, la dématérialisation des procédures administratives, la modernisation du système d’archivage et de conservation des données, la généralisation des contrats d’objectif et de performance et la mutualisation des ressources pour une action publique efficiente». Le chef de l’Etat a enfin demandé aux Dg de faire de «la reddition des comptes, une obligation primordiale». 
 
REACTIONS...
 
Dr MACOUMBA DIOUF, DIRECTEUR NATIONAL DE L’HORTICULTURE : «Nous sommes obligés de faire davantage de l’administration de proximité»
 
Ce qu’on devrait attendre de l’administration sénégalaise, c’est plus de disponibilité et de proximité. Les deux parce que c’est ce qu’exige le contexte actuel, qui a poussé le chef de l’Etat à chercher à ériger l’administration comme un pilier pour l’émergence du pays, dans le contexte du Pse. Nous vivons la décentralisation avec l’Acte III, qui consacre la territorialisation des politiques publiques. C’est de rapprocher l’administration de ses usagers. Donc, pour être en phase avec l’Acte III et le Pse, nous sommes obligés de faire davantage de l’administration de proximité. Il a posé le premier jalon. C’est une première qu’un chef de l’Etat rencontre l’ensemble de ses directeurs nationaux. C’est dire qu’il a indiqué la direction et nous devons emboiter le pas. Pour moi, avoir l’opportunité de servir les autres, c’est un privilège. Et pour le mériter, il faut le faire de la meilleure des manières. Cela, en dématérialisant les procédures, car aujourd’hui il y a les nouvelles technologies. Il y a beaucoup de services pour lesquels l’usager n’a pas besoin de se déplacer. L’Etat du Sénégal nous y aide à travers l’Adie. Il faut aussi être humble, mais surtout de réserver un meilleur accueil à nos usagers.
 
BERNARD CASIMIR CISSE, DIRECTION DE L’AUTOMATISATION DU FICHIER : «Nous avons du travail à faire pour une administration de développement»
 
Pour moi, c’est une invite d’abord à aller de l’avant, parce qu’au delà de changer pour le meilleur, je pense que c’est un constat. Mais le président ne s’est pas uniquement limité à demander le changement. Il a d’abord renouvelé toutes ses félicitations à une administration qu’il a estimée performante. Mais, il a rappelé que nous ne devons pas dormir sur nos lauriers. Tout n’est pas beau, il y a des choses à améliorer. Je pense que c’est dans ce sens qu’il a appelé à changer pour le meilleur. C’est-à-dire préserver les acquis d’aujourd’hui, mais reconnaitre avec humilité  qu’il y a des choses à améliorer. Donc, je pense que nous devons reconnaitre que nous avons du travail à faire pour une administration de développement, qui colle au monde d’aujourd’hui.
Pour les points à améliorer, c’est la ponctualité, la courtoisie administrative, mais aussi le fait de se rappeler qu’on est au service exclusif des populations. Il faut nous rappeler que le contrôle public doit être une réalité, tout come la reddition des comptes.
 
MOMAR NDAO, PRESIDENT DE L’ASCOSEN : «L’administration doit être au service des populations …par la bonne information»
 
C’est une excellente initiative si elle est bien faite. Parce que nous nous rendons compte que pour émerger, nous devons aller à une vitesse plus rapide. Nous devons passer d’une administration de papiers à une administration dématérialisée. Aujourd’hui, nous avons vu que cette dématérialisation a commencé. Nous avons vu aussi que des services assez solennels comme la présidence ont maintenant des pages facebook. Cela concourt à améliorer les rapports entre les usagers et l’administration, parce qu’aujourd’hui, la plupart des Sénégalais ont un téléphone intelligent. Ce qui va faciliter les échanges. L’autre élément fondamental est que l’administration doit être au service des populations, naturellement et principalement par la bonne information. Ce qui se passait avant, c’est que si vous voulez faire une démarche, vous n’avez pas les informations utiles. Avec la dématérialisation, nous pensons qu’il y a un défi à relever dans ce sens, parce qu’accéder aux populations devient de plus en plus facile. Donc, la possibilité d’échanger devient de plus en plus démocratisé vis-à-vis des populations. Maintenant, il faut qu’il y ait le principe de reddition des comptes».  
source: http://www.sudonline.sn/macky-sall-donne-la-recette_a_29347.html

Commentaires (0)

Voté 0 sur 5 basé sur 0 voteurs
Il n'y a pas encore de commentaires postés ici

Ajouter vos commentaires

  1. Poster en tant qu'invité. S'inscrire' ou connectez-vous à votre compte.
Rate this post:
Pièces jointes (0 / 3)
Partager votre emplacement
Tapez le texte présenté dans l'image ci-dessous. Pas clair?