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Orkadiere
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  Malgré les énormes opportunités de valorisation de l’important réseau hydrographique dans la zone du Damga, l’irrigué souffrait toujours d’un manque d’eau criard qui maintenait les agriculteurs d’Orkadiéré et de Hamadi Ounaré (Kanel),  dans un traumatisme ambiant.  

Caractérisé par une période de crue dès le mois d’août et d’un tarissement progressif en début octobre qui aboutissait souvent à un assèchement, le Dioulol, ce défluent du fleuve Sénégal, supportait aléatoirement  l’approvisionnement en eau des trois  premiers grands aménagements de Matam (Orkadiéré, Ounaré A et B). 
 
Son alimentation tardive avait des effets sur le démarrage de la campagne agricole qui commençait au début du mois d’août. 
L’eau qui se retirait prématurément, engendrait souvent des sinistres au niveau des périmètres situés en hauteur qui souffrait d’un défaut d’irrigation déjà dès mi-octobre.  
 
Face au dilemme des agriculteurs, des solutions d’appoint avaient jusque-là porté par des lâchures d’eau sur demande de la SAED à l’endroit de l’OMVS à partir de Manantali pour faire face à cette situation difficile. 
 
Le manque de contrôle effectif de l’eau aussi bien au plan quantitatif qu’au plan chronologique (panne, rupture de carburant), éclaboussera perpétuellement aussi bien l’espoir que l’engagement et le courage des agriculteurs. 
 
Malgré les mesures  successives mises en place au cours des campagnes agricoles, les productions ne seront toujours pas à la hauteur du potentiel attendu. Car, le système du double pompage instauré pour un bon approvisionnement en eau du cours d’eau se révélera être un goulot d’étranglement pour les exploitants qui doivent honorer les crédits de la Cncas (banque spécialisée pour le financement agricole). En plus, sur le registre des charges, en dehors de celle du pompage hydro-électrique (facture d’électricité), les agriculteurs doivent aussi acheter le gas-oil pour les Gmp (groupes motos pompes) pour irriguer l’eau dans les casiers… 
 
Comme le souligne Ousmane Dia un technicien de la société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta. «Cela était très contraignant pour la gestion du fleuve Sénégal au niveau de l’OMVS. Nous avons pensé qu’il fallait mieux réaliser un ouvrage qui nous affranchisse des contraintes de gestion du fleuve Sénégal», soutient-il. 
Un ouvrage composé d’une station de pompage et de seuils, sera construit grâce à un financement de l’OMVS. 
«Quand le niveau du fleuve Sénégal est bas, on utilise la station de pompage pour alimenter le cours d’eau pour une bonne exploitation des périmètres. Lorsque le niveau du Sénégal est haut, on arrête le pompage et l’eau passe gravitairement», explique-t-il. 
 
Avant de préciser que durant la période des crues, l’eau passe à travers les seuils de l’ouvrage qui est submersible, pour alimenter non seulement les périmètres, mais aussi les vastes zones  des cultures de décrues. Ainsi, l’ouvrage conçu pour l’amélioration de la situation des cultures de l’irriguée ne gênerait nullement l’exploitation des cultures de décrues. Durant la période du retrait des eaux, «les vannes sont fermées et on laisse l’eau retourner à un seuil de 12 mètres 50, lorsque le niveau devient plus bas, la saltation est mise en marche pour favoriser une bonne irrigation». 
 
Financé grâce à un projet de l’OMVS en partenariat avec la banque mondiale dans le volet du programme de gestion intégrée des ressources en eau et de développement des usages multiples dans le bassin du fleuve Sénégal (Pgire),  le coût du génie civil de l’ouvrage réceptionné en 2013 a coûté 465 millions. 
 
A l’image de la station de pompage de Ronkh pour les agriculteurs du Delta, les coûts de l’exploitation sont supportés par la SAED. 
 
On s’empressera de souligner qu’avec la construction de cet ouvrage tant attendu pour la régulation des eaux du Dioulol, on met fin aussi au traumatisme ambiant des agriculteurs qui a duré plusieurs années.
 
Source:http://www.sudonline.sn/on-met-fin-a-vingt-annees-de-traumatisme_a_21482.html

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