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Mer, Mai
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Rufisque
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  La manifestation des agents déflatés à la ville  de Rufisque a failli tourner au drame. En effet, ils étaient  plus d’une  centaine d’agents dont  le contrat à durée  déterminée n’a pas été renouvelé à se retrouver devant le bâtiment  de la mairie  pour  réclamer leur  salaire. Mais leur  manifestation a très vite été réprimée par les éléments du commissariat  urbain de Rufisque faisant un blessé grave.  

C’est très  tôt que ces agents municipaux ont  pris d’assaut l’hôtel de ville pour aller réclamer leur salaire.  Mais  les forces de l’ordre ne leur ont pas laissé le temps  de prendre leur  quartier qu’ils ont ouvert le feu sur ces ex-agents faisant partie des 119 déflatés.

 

 

 

 
La répression a fait une  victime  innocente en la personne  d’un  vendeur  de cartes de crédit  de téléphone, qui sera par la suite acheminé  à l’hôpital Fann. La victime, Mansour Sall, a été  touchée  par une grenade lacrymogène qu’il a reçue à la tempe gauche. Un  des témoins  faisant  partie  des 119 déflatés de la mairie de Rufisque explique les circonstances  de l’incident.
 
 « Nous, les 119 personnes déflatées de la mairie, nous avions décidé de nous rassembler devant la mairie pour réclamer notre dû parce que nous sommes las du dilatoire des autorités. Lorsque nous sommes montés pour voir le maire, on nous a fait descendre ». C’est pendant  ces moments de pied de grue  devant la  mairie  qu’ils seront surpris par les agents du groupement mobile  d’intervention qui avaient  commencé à interpeller certains d’entre eux.
 
 «Pendant  que nous étions là devant la mairie, les GMI ont arrêté trois d’entre nous. Malgré cela, nous sommes restés sur place et sans bruit. C’est alors qu’un gradé de la police est venu nous dire de manière brutale de dégager des lieux alors qu’en ce moment, nous ne faisions pas 10 personnes. Il a chargé son arme avant de tirer une fois. C’est la deuxième fois qui a fait mouche».
 
Avec des tâches de sang  sur son habit, Ibrahima Sow affirme que le jeune Mansour Sall est tombé à côté de lui. « Lorsque le policier a tiré, j’ai entendu derrière moi les femmes qui criaient Mansour est mort. Je me suis alors retourné et je l’ai vu gisant sur le sol, la tête ensanglantée. J’ai enlevé mon survêtement pour le lui presser à la tête. C’est alors que j’ai dit au policier que cette personne est morte parce qu’elle ne bougeait plus ».
 
Pour Amadou Gabin Boye, secrétaire général de l’intersyndicale de la ville de Rufisque, expliquera : « les autorités municipales, voyant des agents arborer des brassards rouges, ont alerté la police comme s’il y avait une émeute. Ce qui est extrêmement grave. Je crois qu’il faut être lucide. Il n’y a pas eu de manifestation, il n’y a eu rien du tout ». 
 
Malheureusement, s’est-il désolé, « il y a eu une bavure policière. Ils ont tiré sur un jeune qui ne faisait même partie des agents. Il est blessé et les gens parlent tantôt de mort, tantôt de blessé grave »
 
Pour  l’heure, les autorités municipales ne se sont pas encore prononcées. Le porte-parole du maire, Amadou Sène Niang, que nous avons essayé de joindre, a laissé son téléphone  sonner dans le vide. 
 
source:http://www.sudonline.sn/la--repression-de-la-manifestation-fait-un-blesse-grave_a_22568.html

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