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Faiblesse du budget, défécit d’enseignants, crises récurrentes : Ces contraintes qui freinent la performance des universités africaines

Budget du Sénégal
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« Les crises récurrentes et les violences multiformes dans les universités africaines constituent un sérieux obstacle à la performance, à la compétitivité et à la crédibilité. Il faut mettre un terme à ce cycle sous peine de tuer l’université publique », a-t-il martelé.  Selon lui, l’une des sources majeures  des crises qui secouent les universités africaines, c’est qu’il y a des besoins mal satisfaits et que le défi qu’il faut relever, c’est d’assurer une bonne articulation au sein du triptyque accès, qualité et efficacité. « La question que soulève ce triptyque est comment améliorer l’accès à l’enseignement supérieur tout en garantissant la qualité de la formation mesurable par l’efficacité interne (taux de réussite et diplomation des apprenants) et l’efficacité externe (taux d’insertion des diplômés dans le marché de l’emploi) », a souligné le Pr. Kane. Cette question qui se pose partout, mais particulièrement dans les pays africains, est, à son avis, la principale source des crises que traversent  les universités africaines. 
                                                               
Absence de vision 
Pour sa part, le Pr. Salimata Wade considère que les racines de cette crise sont profondes. Elle a soutenu  que la crise actuelle des universités africaines et surtout celle qui tenaille l’Ucad est inévitable. Pour cette dernière, c’est le résultat d’un manque de vision non anticipée des responsables universitaires au niveau gouvernemental, ministériel, professoral et estudiantin. Cette absence de vision, selon elle, persiste depuis que l’université s’est « sénégalisée » et se manifeste, entre autres, par la différence entre le ratio enseignants/étudiants et un déficit infrastructurel. « A l’Ucad, il n’existe que 347 salles de classe et amphithéâtres pour 23.253 places physiques pour un effectif, en 2012, de 75.200 étudiants. Cette situation place l’université dans une crise  qui devient cyclique et l’installe dans une turbulence permanente », a-t-elle soutenu. 
Devant cette situation, Pierre Dieudonné Eboundi, président de la Ligue panafricaine, estime  que l’Afrique a intérêt à  reprendre en main son destin et son avenir dans un monde globalisé dans lequel elle peine à trouver sa place en renouant avec son histoire. « Chaque peuple doit se doter d’institutions à la hauteur de ses attentes comme c’était le cas autrefois. Celles que nous avons héritées des colons peinent à définir la place et le rôle véritable de l’éducation, car elles méconnaissent les véritables aspirations de nos peuples. L’histoire nous enseigne que, depuis le 14ème siècle, l’Afrique a perdu sa place de production et de diffusion du savoir, a argué l’universitaire camerounais. 
Auparavant, Cheikh Mbacké Diop, fils de Cheikh Anta Diop, a fait  un témoignage sur la dimension scientifique de son illustre père et s’est attardé sur la faiblesse des budgets des universités africaines qui, à son avis, ne leur permet pas  de développer une intense activité de recherche pour le développement. 

Elhadji Ibrahima THIAM 

source: http://www.lesoleil.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=36049:faiblesse-du-budget-defecit-denseignants-crises-recurrentes-ces-contraintes-qui-freinent-la-performance-des-universites-africaines-&catid=140:actualites

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