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Interdiction des "Zikr" au campus, Voici l'intégralité du rapport sur les pollutions sonores au campus social

 iGFM (Dakar) Après la décision prise par le Directeur général du Centre des oeuvres universitaires de Dakar (COUD) d'interdire les "zikr" dans le campus , le reporter d'iGFM s'est rendu à l'université pour y voir plus clair. Il a pu se procurer le rapport du Comité de pilotage des concertations sur les pollutions sonores dans le campus social.



I.            Etat des lieux

 

Le campus social, à l’image du campus pédagogique, est marqué, depuis quelques années, par un accroissement considérable des effectifs d’étudiants qui pose un véritable problème d’organisation à tous les niveaux. Devant cette situation nouvelle, le Centre des Œuvres universitaires

 de Dakar met tous les moyens en œuvre pour s’adapter aux changements et s’emploie à assister de façon multiforme les étudiants en leur offrant un cadre idéal, leur favoriser de meilleures conditions de vie et de travail tout en réglementant les différentes prestations qui leur sont offertes.

Cependant, depuis une quinzaine d’années, l’environnement social universitaire est soumis à une mutation socioculturelle. En effet, les pratiques culturelles et religieuses ont pris une ampleur démesurée et sont devenues une source de pollution sonore et d’absence de quiétude dans le campus social. C’est dans ce contexte qu’un comité de pilotage relatif à ces questions fut mis en place par le directeur du COUD. Il faut souligner qu’il était important pour le comité de revisiter l’histoire de ce haut lieu d’hébergement afin de comprendre les manquements qui ont conduit à ces abus et proposer des pistes de réflexion.

Dans ces travaux, le Comité a passé en revue les quarante-sept années (47) d’existence du campus pour voir s’il répondait toujours à ses misions originelles à savoir la prise en charge sociale des Etudiants avec la garantie de conditions de repos, de détente et d’épanouissement.

À l’issue de ces travaux, il est en mesure de confirmer que le campus n’est plus un espace calme et convivial.

À sa création, ce lieu faisait la fierté des étudiants de par sa beauté, la propreté de l’environnement, l’existence d’espaces verts, l’organisation interne, le respect par les Etudiants du règlement intérieur du COUD, le dynamisme de son service d’animation culturelle et sportive, la qualité de la restauration et de son service médical… En somme, cet établissement répondait aux normes mondiales. Au fil des années, il va perdre ce classement.

Qu'est-ce qui a changé entre temps ? Les changements peuvent être liés à plusieurs causes, dont la massification exponentielle des étudiants. En vérité, parler des problèmes de l’UCAD et celui de son campus,  c’est prendre en considération le nombre de ses résidents  qui s’est multiplié par cinq (5) ces dernières années. Les besoins de la population au sein du campus se résument en termes de logements décents, de restaurants de qualité, de service médical équipé avec un plateau technique élevé, un environnement propre et convivial, un service de sécurité protecteur et dissuasif, la pratique d’activités sportive, culturelle et religieuse intenses et diversifiées. Cependant, cette pléthore d’étudiants à prendre en charge pose un sérieux problème de management. À ce niveau, la question de la pollution sonore est devenue l’une des controverses les plus délicates dans la cité.

Ces pollutions sonores peuvent être situées à deux niveaux : les activités culturelles et celles religieuses. À l’image de ce qui se passe dans le pays, les étudiants résidant au campus, par repli identitaire, se regroupent à travers des associations régionales, ethniques ou religieuses ; l’université n’est qu’une reproduction de nos us et coutumes. Conséquemment à la massification, ces associations par leurs proliférations posent un problème d’occupation de l’espace public. De ce fait, cette pollution sonore connexe à ces manifestations de jour comme de nuit, les Etudiants, eux-mêmes dans leur majorité, ne cessent de formuler des doléances pour une réglementation des pratiques culturelles et religieuses au sein du campus. Leur requête trouve aussi un écho chez une bonne frange de la population sénégalaise jusqu’à faire l’objet de débat chez les parlementaires.

 Aujourd’hui, cet appel est bien entendu par les nouvelles autorités. Cette initiative est portée par le directeur du COUD qui, depuis plus de dix (10) mois, a mis sur pied un comité de pilotage des concertations sur les pollutions sonores qui a travaillé dans le sens de faire du campus un espace agréable à vivre et réglementé.

 

  1. II.    Le déroulement des travaux du comité de pilotage

A-              Méthodologie de travail

Le comité de pilotage, après plusieurs séances et sur la base des interventions et propositions, a inscrit ses travaux dans une démarche d'ouverture avec le choix d'un champ d'investigation large qui lui a servi de méthodologie de travail (feuille de route).

Persuadés que la question de la pollution sonore surtout religieuse du fait de sa complexité ne pouvait s'apprécier que globalement, dans toutes ces dimensions.

Il s’est agi pour le comité de proposer des orientations, des mesures pour des actions à mettre en œuvre pour réussir sa mission et de circonscrire les pollutions sonores dans l’espace du campus social. De manière spécifique, les principaux objectifs à atteindre ont été identifiés et énoncés dans les recommandations.

Pour résoudre le problème, les membres du comité de pilotage ont proposé différentes lignes d’actions prioritaires.  Auparavant, après avoir répertorié les causes des pollutions sonores, le comité a effectué une mission de prospection dans le campus social pour identifier les sites susceptibles d’y abriter les activités culturelles et religieuses.

 

B-              Contraintes

Eu égard à la complexité de la question, les travaux du comité n’ont pas été de  tout repos. La nécessité de réunir tous les membres et d’harmoniser à chaque fois les points  de vue afin de s’assurer de leur pertinence dans le cadre d’un brainstorming a rendu la progression, par moment, assez lente.Toutefois, le choix d’un coordonnateur en la personne de monsieur Malick SARR, assisté par un rapporteur, El hadji Mohamed Lamine Seydi de la cellule de communication , a permis de surmonter ces difficultés.

Les membres du comité tiennent à leur adresser leurs vives félicitations pour leur investissement personnel au service du collectif.

 

  1. III.                        IDENTIFICATION DES SOURCES DE POLLUTIONS SONORES

De façon générale, les pollutions sonores sont globales et sont causées aussi bien par les manifestations culturelles que religieuses… organisées soit par le COUD, soit par les étudiants de jour comme de nuit. En ce qui concerne les manifestations religieuses, nous avons identifié celles qui sont annuelles (thiant, gamou,…) et celles qui sont hebdomadaires.

     Les manifestations religieuses annuelles : elles sont organisées généralement les week-ends à divers endroits comme le stade de foot, le jardin en face de la direction du COUD et l’esplanade de l’entrée principale.

 

-    Les manifestations religieuses hebdomadaires : elles sont organisées généralement les mardis, jeudi et vendredi aux entrées des pavillons B, D, E, et Q, au rez-de-chaussée  du pavillon A, couloir pavillon A0, au milieu des BID(ancien terrain de basket), au jardin en face Direction COUD.

  1. IV.   RECOMMANDATIONS 

 À l’issue de ses travaux, le comité tient à faire les dix recommandations suivantes :

 R1-Le comité recommande l’exigence préalable d’autorisation pour les manifestations culturelles et religieuses et leur harmonisation, c'est-à-dire que la même réglementation s’applique aussi bien à la tenue des activités religieuses que celles culturelles, que les organisateurs soient des agents du COUD ou des étudiants et sans complaisance aucune.

 R2-RÉPERTORIER ET CONTACTER LES RESPONSABLES DES DAHIRAS  ET LA COORDINATION DES JEUNES CATHOLIQUES DU CAMPUS SOCIAL.

Le comité a dénombré une douzaine d’associations religieuses qui s’activent au sein du campus. Après ce recensement, et dans un souci de transparence et d’équité dans ses actions, le Comité compte impliquer tous les acteurs, en allant à la rencontre de tous les dahiras  et associations de jeunesse catholique présents dans le campus. L’objectif recherché est de répertorier et de prendre contact avec les responsables en vue de les conscientiser et les sensibiliser sur les nuisances sonores.

 R3-SITES INDIQUES

Le Comité de pilotage, après étude de la question des pollutions sonores, s’est proposé de trouver des sites éloignés des résidences. C’est en cela qu’après une descente sur le terrain et une étude de l’espace, trois sites ont été retenus selon les critères d’éloignement par rapport aux résidences, mais aussi d’accessibilité. Il s’agit des sites ci-après :

-          Stade de football

-          Terrain de foot longeant le mur de délimitation entre le COUD, l’hôpital Fann et l’ENDSS (avec quelques aménagements) 

-          Site du terrain vague à l’entrée de la grande porte  

-          Salle de conférence du Sinkou.

R4- À long terme, le Comité a aussi suggéré la construction de la maison de la culture à côté de l’ancien poste de courant.

 

Le Comité s’est aussi penché sur la question de l’utilisation de sonorisation (haut-parleurs) et celle des horaires des activités culturelles et religieuses.

R5- Fixer une tranche horaire pour la tenue des activités culturelles et religieuses, à l’exception des grands événements inscrits dans le calendrier du DACS.

R6- S’agissant de la sonorisation, le Comité recommande, à l’exception des Thiant et Gamou annuels, l’interdiction des haut-parleurs pendant les jours ouvrables aux heures de travail, sauf dérogation de la direction.

R7- Pour ce qui est des horaires, le comité recommande que les manifestations religieuses ou culturelles se tiennent les après-midi entre 17 et 21 heures pour permettre aux étudiants de se concentrer dans les résidences.

 R8- Le Comité recommande de renforcer la brigade mobile de l’après-midi et de la nuit afin de donner à l’unité de sécurité les moyens d’exécuter cette mesure.

R9-Le Comité recommande une bonne sensibilisation à travers la cellule de communication des étudiants sur les mesures prises. 

R10-Le Comité recommande la mise sur pied d’un comité de suivi pour  l’application des mesures qui seront prises par la Direction sur la base de ces recommandations.

SOURCE: http://www.gfm.sn/une/item/11785-interdiction-des-zikr-au-campus,-voici-l-int%C3%A9gralit%C3%A9-du-rapport-sur-les-pollutions-sonores-au-campus-social.html

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