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Le président de l’Ong Amnesty International section Sénégal, Seydi Gassama a fustigé la position de l’État sur la condition des populations de Sabodala. Il l’a fait savoir lors de la conférence de presse qu’il a organisée hier, vendredi 30 mai dans les locaux de la fondation Konrad Adenauer. Seydi Gassama dénonce ainsi la décision de l’État d’arrêter, pour trois mois, l’exploitation minière. Cette décision, selon Seydi Gassama «affame les populations».

 

«Cette décision du Président Macky Sall revient à affamer purement et simplement les populations de Kédougou», a déclaré Seydi Gassama lors de la conférence de presse organisée hier vendredi 30 mai à la fondation Konrad Adenauer. 
Le président de la section Sénégal de l’Ong Amnesty International fustige ainsi la conduite de l’État qui, selon lui, ne respecte pas les droits des populations. 
 
Seydi Gassama dénonce cette situation qui met «les populations dans une situation vulnérable car, n’ayant plus de terres cultivables, les paysans seront laissés à eux même si jamais des mesures d’accompagnement ne viennent pas palier à l’arrêt de leur principale activité génératrice de revenues». «Si vous prenez les terres des paysans pour les donner aux compagnies minières et que vous leur demandez de retourner à l’agriculture, il faut bien qu’il y ait des terres. Les greniers sont vides. Les gens ne pratiquent plus l’agriculture depuis très longtemps», dénonce-t-il. Avant de poursuivre : «il faut absolument qu’il revoit cette décision. Il faut que l’arrêt temporaire de l’orpaillage et sa réorganisation soient accompagnés de mesures comme la distribution de vivre à ces populations pour qu’elles puissent subsister en attendant que la réorganisation de l’orpaillage puisse avoir lieu».
 
Seydi Gassama demande aussi à l’État de consulter les populations avant de prendre des décisions. 
 
 «Il est inacceptable qu’on aille à Kédougou, tenir un conseil des ministres décentralisé et prendre de grosses mesures comme cela sans mesurer les impacts sur les populations», a-t-il martelé. 
 
Le président de la section Sénégal de l’Ong Amnesty International affirme qu’en voulant faire appliquer cette décision, les populations risquent d’en pâtir car les terres cultivables ont été octroyées à des multinationales qui n’ont procédé à aucun investissement profitable aux populations locales.
 
«La communauté rurale de Sabodala qui est assise sur de l’or, ne bénéficie pas pour le moment  des retombées de l’exploitation minière», indique-t-il.
Il affirme par ailleurs que les communautés sont très vulnérables par rapport à l’action des compagnies et de l’État. Et cette situation est due en grande partie au code minier qui ne les favoriserait pas. 
 
«Il y a beaucoup de lacunes dans la législation sénégalaise, dans le code minier et dans tous les autres textes qui sont relatifs à l’exploitation minière, à l’environnement. Et dans la pratique, pour le peu de garantie qui existe, n’est pas respecté». 
 
Le président d’Amnesty International section Sénégal affirme par ailleurs que les recherches menées par l’Ong ont montré de mauvaises pratiques de la part des compagnies minières et de défaillances de la part des autorités. Le président de la communauté rurale de Sabodala, Mady Cissokho s’est aussi se prononcé sur la situation qu’il juge «catastrophique». Il fustige aussi la conduite des compagnies minières. «Dans la communauté rurale de Sabodala et c’est l’une des  choses que je déplore, il n’y a qu’un seul poste de santé et il a été construit par l’État ».

 

source:http://www.sudonline.sn/seydi-gassama---accuse--l-etat-d-affamer-la-population_a_19167.html

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