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  Au Sénégal, malgré une baisse de la prévalence de l’excision passée de 28 % en 2006 à 26 % en 2010 chez les femmes âgées de 15 à 45 ans alors que chez les filles, la prévalence a chuté de 20 % à 6 %, il existe toujours des poches de résistance pour l’application  des conventions contre les mutilations génitales féminines. Le débat a été soulevé, à l’occasion de la journée mondiale de tolérance zéro à l’égard des mutilations.  

 

Devenue une problématique internationale, la mutilation génitale féminine (MGF), également connue comme la circoncision féminine (CF), ou ablation génitale féminine (AGF), est une appellation générique pour désigner plusieurs pratiques traditionnelles faisant intervenir l’ablation des organes génitaux féminins. Malgré les conventions internationales pour combattre ce mal ancestral, même si un net  recul a été constaté, il n’en demeure pas moins que la problématique demeure entière, surtout en Afrique subsaharienne où il existe toujours des poches de résistances. 

 

 
 
Pourtant, selon les spécialistes, cette pratique ancestrale expose dangereusement les petites filles et les femmes à des risques irréversibles pour leur  santé. Se perpétuant depuis des générations du fait d’une dynamique traditionnelle bien ancrée, la pratique observée à l’intérieur de la famille n’offre aucune échappatoire aux filles et femmes victimes. Les derniers chiffres publiés permettent de cerner son ampleur de par le monde avec quelques 130 millions de femmes touchées et 2 millions de fillettes et de jeunes femmes qui encourent le risque. Mais ce qui inquiétant, c’est que la grande majorité de ces femmes mutilées se trouve répartie dans une trentaine de pays africains dont la plupart en Afrique subsaharienne. 
 
Pour sa part, le Sénégal s’est engagé depuis plusieurs années pour l’éradication du phénomène. Avec des partenaires internationaux (Unfpa, Unicef, Tostan…), une étude a été menée par la Direction de la population et de la planification du développement humain dont les résultats ont montré une évolution de changement dans la pratique de l’excision au Sénégal entre 2005 et 2010. 
 
L’étude présentée par un ingénieur statisticien démographe a permis également de dégager les variations différentielles de la pratique des MGF chez les filles au cours des périodes 2005 et 2010, de mettre en évidence l’évolution des inégalités en matière de pratique de ce fléau, de dresser entre autres le profil sociodémographique des mères qui perpétuent la pratique chez les filles et d’identifier les facteurs expliquant la pratique. L’auteur de l’étude a tenu à préciser que les données de l’enquête démographique de santé (Eds IV) et de l’Eds 2010-15 ont été utilisées. Ceci a permis de comparer les données en ce qui concerne les Mutilations génitales féminines (MGF) en prenant en compte le profil des mères et les facteurs explicatifs. 
 
KOLDA, MATAM, TAMBACOUNDA, ZIGUINCHOR ET SAINT-LOUIS EPINGLEES
 
Selon les résultats de cette étude en profondeur, une nette baisse a été constatée chez les femmes et les jeunes filles passant  de 20 % à 6 %.  Selon toujours le document, cette baisse qui concerne la proportion des mères ayant au moins une fille excisée est due à un changement de comportement des mamans vis-à-vis de la pratique de l’excision. L’enquête a permis d’indiquer que la pratique est plus répandue chez  les  ethnies pular, mandingue, soninké ou diola résidant dans les zones rurales des régions de Kolda, Matam, Tambacounda, Ziguinchor ou Saint-Louis.
 
La documentation fournie est d’une précieuse richesse, selon  la représentante de l’UNFPA Mme Andrea W. Diagne qui a salé les progrès réalisés en 20 ans  grâce à la coopération  avec l’Unicef. Mais, elle n’a pas manqué d’insister  sur ce fléau qui touche le quart  des femmes au Sénégal. Mme Laylee Moshiri, représentante résidente de l’Unicef est pour sa part revenue sur plusieurs résolutions des Nations Unies et lois avant d’axer son intervention sur le deuxième plan d’action du Sénégal visant à réduire drastiquement le phénomène. A sa suite, Mmes Molly Melching de l’Ong Tostan et Coumba Thiam Ngom, directrice de la Famille au Sénégal ont également donné leur contribution sur cette problématique mondiale.
 
Source: http://www.sudonline.sn/la-pratique-baisse-de-20-a-6--au-senegal_a_23056.html

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