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Faibles performances économiques un ecueil à la résorption du chômage des jeunes

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 C’est ce qui ressort d’une matinée d’information sur le thème «Résorption du chômage des jeunes : Quelles politiques d’insertion pour les jeunes diplômés et les acteurs du secteur informel», avec le Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes), ce samedi, à Dakar.    

 

 

La problématique de la résorption de l’emploi des jeunes est tributaire de fortes croissances économiques, de la maîtrise des tendances démographiques de la population en termes de chômage (Statistiques fiables), et de la volonté politique clairement affichée. Or, sur ce plan, les régimes de Léopold Sédar Senghor et d’Abdou Diouf, n’ont pas fait grand chose. Cette lecture est d’Ahmadou Aly Mbaye, professeur d’économie et directeur du centre de recherches économiques appliquées de l’Université Cheikh Anta Diop (Faseg/Ucad). Il livrait une communication au Collectif des journalistes économiques du Sénégal, le samedi 8 novembre, à la fondation Friedrich Ebert sur le thème: «Résorption du chômage des jeunes: Quelles politiques d’insertion pour les jeunes diplômés et les acteurs du secteur informel».
 
Le professeur Mbaye, de prime abord a soutenu qu’ «au Sénégal le marché politique prime sur le marché de l’emploi. Autrement dit, les questions liées à un emploi sûr, décent, et rémunérant sont relayées au second plan. Or, dans tout Etat séreux soucieux de son devenir, les questions de l’emploi des jeunes sont au chœur de toutes actions politiques». Selon lui, «aucun Etat ne peut se prévaloir de son existence si la jeunesse de sa population censée apporter une plus-value à son économie, nerf de toute survie, est marginalisée, délaissée».
 
Sous-emploi
 
Selon ses explications «sur les 13 millions de Sénégalais, seuls 6 millions sont actives.  Et parmi ces 6 millions quelques 300 à 350 ont un emploi sûr. Tout le reste vit dans la précarité absolue», a-t-il souligné, en se rapportant aux indicateurs de l’agence nationale de statistique et de la démographie (Ansd). «Le chômage est une réalité au Sénégal, car, il représente quelque 20% des diplômés. Au même moment les ressources stagnent et la population augmente», a-t-il fait savoir. Cette situation s’explique par le fait que «la machine économique est grippé», a-t-il fait savoir.
 
Face à cet écueil, tient-il à rappeler «L’Etat n’a pas vocation de créer de l’emploi, mais de rendre attrayant l’environnement des affaires».
Evoquant ce volet, l’économiste s’est soustrait partiellement du satisfecit du gouvernement par rapport à l’avancée du Sénégal dans le dernier rapport du Doing business, qui a fait un bond de 10 points. Pour lui, «certes le doing business est un indicateur, mais il n’est pas l’unique moyen sur lequel le Sénégal devra compter pour booster la croissance économique, par conséquent résorber le chômage». Car, poursuit-il  «celui-ci travaille dans la macroéconomie et non dans la microéconomie. Autrement dit, il évalue la moyenne des économies au plan mondial et non sur la variance», a-t-il indiqué.
 
Secteur informel
 
A ce chapitre M. Mbaye est d’avis que «la dynamique du secteur informel estimé à 90% de l’activité économique du Sénégal est un atout pour booster la croissance, ainsi résorber le gap du chômage chronique qui frappe de plein fouet nos Etats africains». «La Chine s’est développée grâce à l’activité dite informelle. A la différence, de nous, ils ont encadré ces jeunes en mettant l’accent sur la formation dans tous les domaines d’activités. Pour un tel modèle économique, qui a fait de la Chine une puissance économique, le Sénégal gagnerait à en fait autant, en initiant des formations à la base dans le secteur primaire socle de tout développement durable», a-t-il expliqué.
politique de l’emploi des jeunes
 
Communiquant sur la politique de l’emploi des jeunes Marie Seye, directrice de l’emploi audit ministère avance que: «24% des jeunes au chômage n’ont pas dépassé le primaire. D’où la problématique de la qualification professionnelle à même de déboucher sur un emploi». Mieux elle renseigne que «autant le  taux de chômage est plus élevé chez les femmes que chez les hommes, autant il perdure plus». Selon elle « c’est parce que l’emploi n’a jamais été considéré  comme une  variante. Et si nous en sommes là, c’est parce que les statistiques réels font défaut», a-t-elle dit.
 
Source: http://www.sudonline.sn/un-ecueil-a-la-resorption-du-chomage-des-jeunes_a_21573.html

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