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04
Mer, Aoû
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L’Union régionale des coopératives de producteurs de maïs de Kaffrine a tenu lundi dernier, une assemblée générale constructive. Les nombreuses coopératives et autres cellules de producteurs présents ont invité, mais surtout appelé à de nouvelles orientations visant à développer leur organisation et la filière dans laquelle ils évoluent. C’est du reste le sentiment qui s'est dégagé lors de la rencontre.

Le président nouvellement élu de l’union ,Ousmane Lô, a décliné sa feuille de route en prenant les opérations de mise en place des semences et des intrants agricoles de même que la gestion du volet technique du projet comme programmes prioritaires.

Le bassin de l’Anambé a enregistré cette année une production record de 10 000 tonnes de riz. Un résultat qui est dû, en grande partie, à la bonne pluviométrie et à l’équipement du bassin en matériels agricoles. Malgré tout, de faibles rendements sont constatés pour le maïs qui représente la principale nourriture de base dans le Fouladou. Conséquence, une disette s’est installée dans ce département de Vélingara. Les producteurs du bassin de l’Anambé, situé dans le département de Vélingara, entament les récoltes de riz dans des difficultés. En effet, ils récoltent à la faucille. Une situation qui constitue un véritable manque à gagner pour les riziculteurs du fait qu’ils vont enregistrer d’énormes pertes. C’est l’avis de Boubacar Diallo, un des responsables de la Fédération des producteurs du Bassin de l’Anambé (Feproba). Selon ce producteur, ’à cause de la forte humidité causée par les eaux qui occupent nos parcelles, nous sommes obligés de récolter à la main puisque les moissonneuses ne pourront pas accéder aux périmètres. Avec cette technique artisanale, nous allons enregistrer beaucoup de pertes. C’est ce que nous ne cessons de dénoncer.’ Mais ces arguments sont dégagés en touche par Charles Antoine Large, le chef de la division Appui au développement rural de la Sodagri : ‘C’est faux. Dans le bassin, il y a deux situations qui se présentent. D’abord, les surfaces récoltables mécaniquement sont estimées à 81 520 ha alors que seuls 46 578 ha seront récoltés manuellement.’ Et de préciser que, ‘du point de vue technique, toutes les parcelles sont récoltables mécaniquement. 

 

 Par Jean-Pierre Boris

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L'an dernier à cette époque, l'Afrique était plongée dans une grave crise alimentaire. Après avoir atteint des sommets, les prix du riz recommençaient à peine à baisser. Et les gouvernements africains lançaient de vastes programmes de soutien à la production locale de riz. Aujourd'hui, certains d'entre eux pavoisent.

SOURCE : RFI.FR

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