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Fausse alerte ! Le ressortissant guinéen isolé au centre de santé de Colobane où il a été admis, mercredi 11 juin, n'a pas contracté le virus Ebola, contrairement aux premières informations relayées par les médias hier jeudi 12 juin. Les résultats fournis par l'Institut Pasteur de Dakar (IPD) hier jeudi, suite à des prélèvements sur le suspect, «se sont   avérés négatifs". "Il ne s'agit donc pas d'une fièvre à virus Ebola», rassure le ministère de la Santé et de l'Action sociale.

 

«Les résultats fournis par l’IPD (Institut Pasteur de Dakar) hier, jeudi 12 juin, se sont avérés négatifs. "Il ne s’agit donc pas d’une fièvre à virus Ebola, l’évolution clinique du malade est satisfaisante et  ses jours ne sont pas non plus en danger. A cette date donc, le Sénégal n’a aucun cas de fièvre à virus  Ebola», a indiqué le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il infirme ainsi la présence d’un cas suspect au Sénégal, coupant ainsi court à la peur et l’inquiétude nées des premières informations selon lesquelles le ressortissant guinéen interné depuis avant-hier au centre de santé de Colobane serait atteint du virus mortel. 
 
En effet, le mercredi 11 juin 2014, le système de surveillance épidémiologique dudit ministère a reçu une alerte relative à un cas suspect de maladie à virus Ebola, informe un communiqué du département. Il s'agit d'un jeune homme de 23 ans, de nationalité guinéenne habitant la localité de Dien-dien, qui est arrivé au Sénégal le mardi 10 juin 2014, par un véhicule de transport en commun. Le patient, «dans un tableau de  fièvre à 40°C accompagnée de vomissements striés de sang et des diarrhées sanglantes», a été reçu au centre de santé municipal de Colobane. 
 
Face à ce «tableau suspect de maladie à virus Ebola» indique le communiqué, il a été isolé avec une application stricte des mesures de prévention, notamment une limitation du personnel s'occupant du malade, le port de matériel de protection individuelle par les prestataires et une désinfection des locaux d’admission de même qu'à son domicile. Aussi, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a-t-il aussitôt «déclenché en urgence une action synergique» entre différents services et directions concernés. 
 
C’est ainsi que la Direction de la Prévention, la Direction de la Lutte contre la Maladie, la Direction des Laboratoires, la SAMU National, l'Institut Pasteur de Dakar, le Service des Maladies Infectieuses du Centre Hospitalier National Universitaire (CHNU) de Fann, la Région Médicale de Dakar, le Service Régional de l'Hygiène et le district sanitaire ont été activés sous la coordination du Directeur Général de la Santé. Il s’en est suivi un prélèvement sanguin acheminé à l'Institut Pasteur de Dakar pour analyse. 
 
Mise en place d’un système d’investigations
 
Les résultats de cette analyse se sont avérés négatifs, confirmant que «le Sénégal n’a aucun cas de fièvre à virus  Ebola» et que les jours du malade interné au Centre de santé «ne sont pas non plus en danger», explique le document. Et de souligner que même si cette diligence dans le traitement de ce cas suspect est «la preuve de l’efficacité de notre système de surveillance épidémiologique», la vigilance reste de mise. D’ailleurs, le ministère de la Santé et de l’Action sociale «lance  un appel à l’ensemble de la population sénégalaise pour une mobilisation sans faille en vue du respect des mesures d’hygiène individuelle et collective préconisées, seules susceptibles de limiter la propagation de l’épidémie».
 
Pour rappel, depuis le 22 mars 2014 et suite à la notification par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) d’une épidémie de fièvre à virus Ebola en Guinée, le Sénégal a mis en place un comité de veille et de suivi matérialisé par la réactivation du comité national de gestion des épidémies et la mise en place d’une équipe spéciale d’intervention. Ces entités étaient régulièrement soutenues par le dispositif de surveillance épidémiologique du ministère, renforcé sur l’étendue du territoire national, et appuyé en cela  par l’Institut Pasteur de Dakar, centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis lors, la situation épidémiologique du pays est suivie de très près compte tenu bien sûr de la position géostratégique de notre pays et de l’environnement épidémiologique des pays voisins. 

 

source:http://www.sudonline.sn/fausse-alerte-mais-la-surveillance-continue_a_19377.html

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